Profil de membre

Joanne Paquin

Membre associé

Professeure titulaire

Département de chimie, UQAM



Courriel: paquin.joanne@uqam.ca

Téléphone: 514-987-3000 poste 4990

IDENTIFICATION

Ph.D. Biochimie, McGill University, Montréal (Qc.), Canada, 1985


M.Sc. Sciences cliniques, Université de Montréal (Qc.), Canada, 1979


B.Sc. Chimie, Université du Québec à Montréal (Qc.), Canada, 1976

FORMATION

  1. 1)Étude de la fonction de la céruloplasmine dans le développement du système nerveux


La céruloplasmine (CP) est une protéine extracellulaire qui régule le métabolisme du fer dans l’organisme. Une déficience en cette protéine cause la formation de dépôts de fer dans le cerveau et peut conduire à des pathologies neuronales et à la mort. Nos travaux suggèrent que la CP pourrait aussi avoir un rôle dans le développement des neurones. Entre autres, dans les cultures de neurones naissants, la CP modifie le profil d’expression de la reeline, une protéine essentielle au bon positionnement des neurones dans le cerveau. Les neurones naissants utilisés pour ces études sont des neurones nouvellement différenciés de cellules P19, lesquelles fournissent un modèle de cellules souches embryonnaires de souris. Nous étudions présentement comment la CP influence la reeline. Des travaux sont aussi menés sur des souris. Les résultats pourraient aider à mieux comprendre certaines maladies développementales du système nerveux comme la schizophrénie ou l’autisme.



  1. 2)Développement de bioessais de toxicité neurodéveloppementale à partir de la lignée de cellules souches embryonnaires P19


Les cellules P19 de souris peuvent se différencier en divers types cellulaires en culture. Par exemple, sous l’action de l’acide rétinoïque (la forme physiologique active de la vitamine A), elles peuvent se différencier en neurones, en cellules cardiaques ou encore en cellules de muscle squelettique selon la concentration d’acide rétinoïque et la fenêtre temporelle d’exposition, imitant ainsi ce qui se passe lors du développement embryonnaire. À l’aide du modèle cellulaire P19, nous étudions l'effet de polluants environnementaux sur la différenciation et la maturation neuronales. Ces études, menées en collaboration avec Monique Boily, visent à développer des bioessais de neurotoxicité à base de cellules P19.



  1. 3)Étude de la différenciation en cellules de muscle cardiaque


Les cellules souches embryonnaires sont les progéniteurs de tous les types cellulaires de l’organisme. Elles présentent un énorme potentiel thérapeutique en médecine régénérative. Plusieurs laboratoires travaillent à induire efficacement la différenciation dans le type cellulaire désiré en culture afin d’implanter les nouvelles cellules dans l’organe malade pour améliorer son fonctionnement. Cette stratégie est envisagée pour traiter des maladies neurodégénératives et des maladies du cœur. Contrairement à la différenciation en neurones, la différenciation en cellules de muscle cardiaque n’est pas efficace en culture. À l’aide du modèle cellulaire P19, nous cherchons à identifier des molécules simples (rétinoïdes, hormones) ou leurs combinaisons pour améliorer l'efficacité de la différenciation en cellules cardiaques et pouvoir développer des bioessais de cardiotoxicité développementale.

PROJETS DE RECHERCHE

Cellules souches, différenciation et maturation en neurones, différenciation et maturation en cardiomyocytes, études de mécanismes moléculaires, identification d’agents activateurs de différenciation et de maturation cellulaires (ex : l’acide rétinoïque et autres rétinoïdes, la céruloplasmine), développement de bioessais basés sur la différenciation cellulaire pour évaluer l’embryotoxicité de contaminants environnementaux

INTÉRÊTS

Lyvia Fourcade

Candidate M.Sc., en biochimie

LISTE DES MEMBRES

Cellules de muscle cardiaque P19

Cellules P19 non-différenciées

Cellules de muscle squelettique P19

Cellules de muscle cardiaque P19

Cellules de muscle squelettique P19

ÉQUIPE

Photos et vidéos par Joanne Paquin